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Communiqué de la ligue ODEBI 28-07-2006 DADVSI

Communiqué de la ligue ODEBI 28-07-2006 DADVSI

Communiqué de la ligue ODEBI 28-07-2006 DADVSI


Communiqué de la ligue ODEBI 28-07-2006 DADVSI : décision du conseil constitutionnel conforme aux souhaits de Carlos Gutierrez et Nicolas Sarkozy

C'est sans surprise que la Ligue a constaté le durcissement du projet de loi
dadvsi par le conseil constitutionnel.

Les censures des articles 21 à 24 dotent la France d'une des législations
les plus répressives du monde libre.

La suppression de l'exonération de responsabilité pénale des éditeurs de
logiciels destinés au "travail collaboratif", au prétexte que ce dernier
terme ne serait ni utile ni exhaustif, mène à une loi totalement irréaliste
qui menace de très nombreux éditeurs de logiciels, comme par exemple les
éditeurs de serveurs web ou de courrielleurs.

La suppression de la 'riposte graduée', tant vantée par RDDV, fait de
nouveau peser une menace délirante de 3 ans de prisons sur tout
téléchargeur, que ce soit pour mise à disposition, ou pour simple download
(par ailleurs jugé comme du domaine de la copie privée par une cour
d'appel). Le prétexte invoqué par le conseil dans son considérant 65 est que
le téléchargement par p2p n'a pas à être sanctionné moins que la contrefaçon
par tout autre service de communication au public en ligne.

En invoquant ce prétexte de neutralité technologique dans son considérant
65, le conseil se ridiculise, puisqu'il admet ainsi manifestement que c'est
l'usage d'un logiciel qui peut être répréhensible, et non pas le logiciel
lui-même, ou sa chimérique "destination".

Si le conseil avait été honnête et cohérent, il aurait censuré
l'interdiction des logiciels "manifestement destinés" à la mise à
disposition du public non autorisée d'oeuvres ou d'objets protégés...

En censurant la possibilité de contourner des MTP à des fins
d'interopérabilité au prétexte que ce terme ne serait pas clairement défini,
sans censurer les articles 13
et 14 qui utilisent ce même terme, le conseil insulte l'intelligence des
internautes français. Dans le même temps, il démontre le peu de sérieux de
son travail, puisque ce terme d'interopérabilité est défini et utilisé par
la directive européenne 91/250, et est aussi utilisé par l'article L 122-6-1
du Code de la propriété intellectuelle.

Pour finir, force est de constater que le conseil s'est agenouillé devant
les ingérences du secrétariat d'état américain au commerce, qui était
intervenu publiquement dans le débat français, pour affirmer que garantir
légalement l'interopérabilité n'était ni plus ni moins que l'instauration
d'un piratage d'état.

La décision du conseil ne peut donc que convenir aux amis américains de
Nicolas Sarkozy, qui, dans l'ombre, a fait pression sur les députés UMP qui
tentaient de légiférer dans l'intérêt général.

La Ligue tient Nicolas Sarkozy pour le réel principal responsable de
l'insurrection numérique qui ne peut désormais qu'enflammer le web français.

liens :
- directive 91 250 :
http://europa.eu.int/smartapi/cgi/sga_doc?smartapi!celexapi!prod!CELEXnumdoc&numdoc=31991L0250&model=guichett&lg=fr

- article 122 6 1 du CPI:
http://www.foruminternet.org/documents/codes/lire.phtml?id=50

- intervention de carlos gutierrez:
http://www.odebi.org/new/theme/accueil.php?a=330

- historique et green paper de l'administration Clinton:
http://www.odebi.org/dadvsi/LeDADvSIpourlesnuls.html
http://www.ifla.org/documents/infopol/copyright/intlprop.txt

--
La Ligue ODEBI
http://www.odebi.org

écrit par sky




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